G7: la FER Genève dénonce le revirement du Conseil d’Etat

«Dans des échanges antérieurs à cette décision, le Conseil d'Etat avait indiqué à la FER Genève qu'une interdiction serait prononcée», écrit la FER Genève dans un communiqué.
«Dans des échanges antérieurs à cette décision, le Conseil d'Etat avait indiqué à la FER Genève qu'une interdiction serait prononcée», écrit la FER Genève dans un communiqué. Laurent Guiraud.
Steven Kakon
Publié vendredi 22 mai 2026
Modifié vendredi 22 mai 2026
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#Politique La FER Genève accuse l'exécutif d’avoir tardé à trancher sur la manifestation en marge du sommet, exposant les commerces à des risques accrus.

La Fédération des entreprises romandes (FER) Genève dénonce un revirement «incompréhensible» du Conseil d’Etat concernant la manifestation prévue en marge du Sommet du G7 à Evian (du 15 au 17 juin). «Dans des échanges antérieurs à cette décision, le Conseil d'Etat avait indiqué à la FER Genève qu'une interdiction serait prononcée», fait-elle savoir. Or, le 20 mai, il a finalement décidé d’autoriser un défilé dimanche 14 juin sur la rive droite dès 16h00. 

Dans un communiqué diffusé ce vendredi, la FER Genève pointe une décision tardive et fluctuante. Cette semaine encore, le gouvernement conditionnait son feu vert à l’acceptation par la coalition NoG7 d’un parcours sur la rive droite. Aujourd'hui, non seulement la manifestation est autorisée, mais le Conseil d'État en discute encore le tracé. «Ce revirement, après des mois d'attente, interroge la cohérence et la fermeté de l'exécutif», écrit-elle. 

La faîtière patronale rappelle que la liberté économique et la garantie de la propriété constituent des droits fondamentaux, au même titre que la sécurité des personnes et des biens. «Les entreprises comme les citoyens sont en droit d’attendre que l’Etat les protège», insiste-t-elle, appelant l’exécutif à «faire preuve de courage».

Au-delà de la décision elle-même, c’est surtout le calendrier qui l'inquiète. En tardant à trancher, le gouvernement a placé les entreprises dans une situation délicate, ne leur laissant plus le temps nécessaire pour mettre en place des mesures de protection adéquates. 

Face à cette situation, la FER Genève demande des mesures immédiates pour sécuriser les commerces et entreprises potentiellement exposés. Elle appelle également le Conseil d’Etat à assumer la responsabilité d’éventuels dommages liés à ce qu’elle qualifie d’«attentisme». 

Pour rappel, le projet d'aide financière extraordinaire de six millions de francs soumis au Grand Conseil ne couvre que les éventuels dommages survenus entre le 12 et le 18 juin, notamment: 
•    les dommages causés aux vitrines, façades, portes, enseignes et installations fixes 
•    les dommages causés aux locaux commerciaux. 
•    les dommages causés au mobilier, aux équipements, aux machines et aux marchandises.  

Si Arnaud Bürgin, directeur général de la FER Genève, salue la mise en place de cette première enveloppe, il souhaite aller plus loin : garantir une indemnisation pour tous les commerces concernés, y compris pour le manque à gagner. «Nous allons faire monter la pression», prévienait-il dans nos colonnes. 

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