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Mobilité: pas à sens unique

Flavia Giovannelli Publié vendredi 30 octobre 2026

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Avec près de 135’000 véhicules pendulaires par jour, Genève doit relever les défis de la mobilité. Climat, qualité de vie, acheminement des marchandises: les raisons d’agir ne manquent pas. L’instabilité du prix des carburants renforce l’urgence.
Le financement de parkings P+R en France voisine va dans la bonne direction, à la condition que des transports publics attractifs prennent le relais. Or, pour décarboner les déplacements, le choix des motorisations est ouvert: coûts, progrès techniques et infrastructures peuvent changer la donne.
L’électrique à batteries dispose de solides arguments en région urbanisée: moins de bruit, aucune émission à l’échappement et un meilleur confort de conduite. Les TPG ont choisi cette voie pour leur flotte de bus, avec un objectif d’électrification complète d’ici à 2030 et un crédit d’investissement de 350 millions de francs.
L’hydrogène vert mérite une veille attentive. En 2022, le projet pionnier GoH! incarnait l’ambition de développer une filière pour le transport lourd. Son camion de 40 tonnes deviendra un support de formation à l’UPSA-Vaud dès fin novembre. Les coûts et les contraintes de l’hydrogène ont freiné son essor face aux batteries, sans fermer toutes les perspectives. L’expérience acquise pourra servir aux développements futurs.
Sur les longues distances, enfin, les transporteurs ne peuvent pas encore se passer du diesel. Malgré son prix et les incertitudes d’approvisionnement, il répond à des exigences d’autonomie et de ravitaillement auxquelles les solutions de remplacement doivent encore s’adapter. La volonté de décarboner se heurte ici aux réalités de l’exploitation.
Ces choix engagent pour des décennies, dans un contexte incertain. Mieux vaut garder la possibilité de changer de voie.