Ces PME romandes qui s’étendent en Suisse alémanique: Polyright (2 sur 4)
Polyright ne se considère pas comme une entreprise romande, mais suisse
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Pierre Cormon
Publié lundi 31 août 2026
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#marchés
Polyright ne se considère pas comme une entreprise romande, mais suisse, travaillant indlfférement en français, allemand et anglais
Ne dites pas à Sébastien Dayer qu’il dirige une entreprise romande s’étant étendue en Suisse alémanique. «Nous sommes une entreprise suisse, dont le siège se trouve à Sion, et qui travaille indifféremment en français, allemand et anglais», précise-t-il.
Polyright est spécialisée dans les solutions d’identité, de contrôle d’accès et de paiement numériques. Elle était proche de la faillite quand Sébastien Dayer a été appelé à la rescousse, en 2013.
«Notre solution était largement adoptée par les hautes écoles romandes et beaucoup moins par leurs homologues alémaniques», se souvient-il. Polyright comptait déjà un bureau à Walisellen (ZH), qui réalisait environ 10% du chiffre d’affaires total. Sébastien Dayer l’a restructuré et déménagé dans des locaux plus petits, à Regensdorf (ZH). «Nous avons repris en mode startup», précise-t-il.
Simprégner du marché
Il s’est beaucoup appuyé sur un noyau de collaborateurs polyglottes. Tout en leur déléguant beaucoup de tâches, il a passé deux ou trois jours sur place toutes les deux semaines, afin de s’imprégner du marché.
Sébastien Dayer ne parle pourtant qu’un allemand scolaire. «J’en joue», confie-t-il. «Des fois, je dis quelque chose en allemand et mes clients éclatent de rire. Mais quand on parle affaires, on passe à l’anglais.»
Il apprécie beaucoup ses contacts avec les clients d’Outre-Sarine. «En Suisse romande, on discute d’abord le prix et on cherche à obtenir des rabais», observe-t-il. «En Suisse alémanique, on cherche à bien comprendre le produit et ses fonctionnalités. Si elles conviennent, on parle très peu du prix, qui est aligné sur le marché.»
Le côté national de l’entreprise est cultivé par des échanges constants entre les bureaux. Les équipes de support, à Sion comme à Regensdorf, travaillent dans les trois langues. Si la ligne de Sion est saturée, Regensdorf prend l’appel, et vice-versa.
Polyglottes bienvenus
D’ailleurs, pour postuler chez Polyright, mieux vaut être polyglotte. «J’y attache beaucoup plus d’importance qu’aux diplômes», assure Sébastien Dayer. «De toutes manières, quel que soit votre bagage, vous aurez besoin de plusieurs mois pour vous familiariser avec nos produits. Si vous êtes fâché avec les langues, en revanche, il y a peu de chances que vous rattrapiez votre retard.»
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