G7: le silence des autorités inquiète les entreprises genevoises

Arnaud Bürgin et Flore Teysseire en conférence de presse le 24 mars 2026.
Arnaud Bürgin et Flore Teysseire en conférence de presse le 24 mars 2026. FER Genève
Steven Kakon
Publié mercredi 22 avril 2026
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#Politique A moins de deux mois du G7, les milieux économiques réitèrent leurs demandes de garanties concrètes en matière de sécurité.

Près d'un mois après leur première interpellation, trente et une associations représentatives de l'économie genevoise déplorent l'absence de réponse des autorités cantonales à l'approche du G7 qui se tiendra du 15 au 17 juin à Evian. Dans un contexte marqué par l'annonce de mobilisations et l'apparition d'une carte ciblant des entreprises genevoises, ces dernières exigent des mesures concrètes et immédiates.

Depuis le premier courrier, de nouveaux éléments sont venus renforcer les inquiétudes des milieux économiques. Une mobilisation a été annoncée pour les 13 et 14 juin à Genève (source: renverse.co), et une carte interactive a été mise en ligne ciblant directement certaines entreprises et associations genevoises lors du sommet (source: framacarte.org). Ces éléments, conjugués aux événements survenus durant le précédent sommet du G8 font apparaître un risque élevé de graves atteintes à la sécurité et justifient d'autant plus l'urgence de mesures préventives.
 

Rappel des demandes

Les milieux économiques réitèrent leurs trois demandes principales:

  1. L’interdiction de toutes les manifestations durant la période du 10 au 21 juin 2026 inclus, en application du principe de proportionnalité contenu à l’article 5, alinéa 1, de la LDMPu;
  2. Un mécanisme adéquat permettant de protéger les entreprises du canton ;
  3. Un processus d’indemnisation rapide et efficace en faveur des entreprises qui subiraient des dégâts causés par d’éventuelles manifestations durant la période précitée, qu’elles aient été autorisées ou non.

Les pertes de chiffre d’affaires subies par les entreprises contraintes de réduire ou de suspendre leurs activités durant cette période, y compris s’agissant des chantiers sur le domaine public devant être fermés préventivement, devront également être prises en considération.
 

Fermer la carte interactive

Les associations demandent également qu'il soit procédé à la fermeture de la page internet cartographiant certaines entreprises et associations du canton, dont le contenu est susceptible de constituer une infraction au sens de l'article 259 du Code pénal suisse (provocation publique au crime ou à la violence).

Des informations claires et des directives sécuritaires sont attendues. Dans l’exercice de leurs fonctions régaliennes, les autorités cantonales sont tenues de communiquer sans délai, des informations claires et des consignes de sécurité à destination de la population et aux entreprises pour leur permettre de se protéger.

«À ce jour, aucune réponse n'a été apportée aux demandes formulées par les trente et une associations signataires représentatives de l'ensemble de l'économie. Nous déplorons vivement ce silence, qui laisse songeur quant à la considération témoignée aux acteurs du tissu économique cantonal», insiste Arnaud Bürgin, directeur général de la FER Genève.

«Le commerce et la restauration attendent de l'État des mesures fortes, des consignes précises et un engagement clair à indemniser les entreprises en cas de débordement et de perte de gain. Le temps presse», estime Flore Teysseire, secrétaire patronale Genève Commerces.

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