G7: les entreprises obtiennent une garantie de 6 millions de francs
G7 en 2003: la facture avait été salée, à hauteur de près de 5 millions de francs pour les dégâts matériels.
Laurent Guiraud
Flavia Giovannelli
Publié jeudi 11 juin 2026
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#G7
Les entreprises victimes de dommages durant le sommet pourront solliciter le soutien de l’Etat.
Le Grand Conseil a finalement adopté, le 5 juin 2026, une loi prévoyant une aide financière extraordinaire de 6 millions de francs destinée aux entreprises qui subiraient des dommages pendant la tenue du G7.
Genève Commerces et la Node ont salué cette mesure, jugée «nécessaire et attendue». Pour Flore Teysseire, secrétaire générale de Genève Commerces, cette décision apporte enfin un cadre clair aux entreprises concernées. Les deux organisations estiment toutefois que le périmètre de l'aide aurait pu être élargi, notamment afin d'inclure les mesures de protection préventives. Elles soulignent que les entreprises évoluent depuis plusieurs mois dans un climat d'incertitude lié à l'organisation du sommet. Elles reconnaissent néanmoins que l'adoption du projet avant le G7 offre une meilleure visibilité sur les soutiens disponibles. Une situation plus favorable qu'en 2003, où aucune mesure comparable n'avait été mise en place en amont. Il aura toutefois fallu attendre longtemps avant d'obtenir ces clarifications.
Indemnisations encadrées
Les commerçants ne doivent cependant pas s'imaginer que les cordons de la bourse publique seront déliés sans conditions. La loi repose d'abord sur le principe de subsidiarité: lorsqu'un tiers, le plus souvent une assurance, prend en charge le dommage, les montants versés par l'Etat devront être remboursés, notamment lorsqu'une avance a été accordée.
Pour rappel, les éléments couverts concernent uniquement les dommages matériels ainsi que les frais de sécurisation temporaire engagés après les déprédations. Les pertes d'exploitation, le manque à gagner et les frais liés à des mesures de protection préventives sont explicitement exclus.
Sur le plan formel, il faudra ainsi attendre le début du mois de septembre 2026 pour déposer toute demande d'indemnisation. Or, puisque la clause d’urgence n’a pas été acceptée, il n’y a pas d’avance de fonds. Les plus petites structures, souvent moins bien assurées et disposant de réserves financières limitées, n’auront pas d’autres choix que de financer elles-mêmes les éventuelles réparations. Pour certains commerces, cette situation pourrait fragiliser la reprise de l’activité. «J'invite déjà les commerçants à prendre dès à présent connaissance des pièces justificatives qui seront nécessaires en cas de demande d'indemnisation après des déprédations», recommande Flore Teysseire.
Le détail des modalités figure déjà dans le texte de loi, mais le Département de l'économie et de l'emploi (DEE) mettra en ligne une page dédiée dès l'entrée en vigueur du dispositif.
Reste enfin la question de la facture finale. Flore Teysseire espère que l'État français participera à sa prise en charge, comme cela avait été le cas en 2003. La France avait alors versé à la Suisse 3 millions d'euros afin de contribuer à l'indemnisation des victimes et à la couverture d'une partie des dommages collatéraux, un an après les événements.
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