Jardin Suisse lève le voile sur les métiers du paysage

Les organisateurs de la Fête du paysage. De gauche à droite: Vincent Compagnon, Patrice Curtil et Emile Galland.
Les organisateurs de la Fête du paysage. De gauche à droite: Vincent Compagnon, Patrice Curtil et Emile Galland.
Steven Kakon
Publié le mercredi 20 mars 2024
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#Jardin Suisse Genève La Fête du Paysage et des jardins aura lieu du 24 au 26 mai au parc La Grange. Avec son concours entre jeunes apprentis paysagistes, la filière veut se faire connaître et espère attirer de nouveaux talents.

Les organisateurs ont choisi le premier jour du printemps, qui plus est ensoleillé, pour annoncer La Fête du Paysage et des jardins, qui fait son retour pour sa deuxième édition les 24, 25 et 26 mai 2024 à Genève, dans cet écrin de verdure qu’est le parc La Grange, classé monument historique.

«Nous occuperons les lieux autour de la Villa La Grange», informe Vincent Compagnon, président de Jardin Suisse Genève et président de la Fête du Paysage et des Jardins, qui s’est associée à l’association du concours romand des apprentis paysagistes pour l’événement.  Sur l’esplanade sera installée une tente avec une sorte de jardin qui sortira du bitume. Le gazon du parc sera dépourvu de toute installation afin de le préserver, précise-t-il. 

La tente abritera tous les partenaires que sont la Haute école du paysage, d'ingénierie et d'architecture de Genève, le centre de formation professionnelle nature et environnement, l’office cantonal agriculture et nature, le jardin botanique, les architectes paysagistes, l’association qui s’occupe des forêts genevoises et le service des espaces verts de la Ville de Genève.

Le public pourra s’inscrire à des visites à thème. Parmi celles-ci, une visite historique du parc ou du jardin de roses situé dans la partie basse du parc. Bonne nouvelle: à cette période de l’année, les rosiers commencent leur floraison.

A l’avant de la villa se tiendra un marché aux plantes avec des producteurs genevois et une démonstration de l’école de fleuriste - l’une des formations de l’école d’horticulture - qui produiront des bouquets de fleurs en direct. 

Concours entre apprentis

Pendant ces trois jours, les meilleurs apprentis paysagistes romands, répartis en dix équipes de deux personnes (issues des cinq sections romandes de Jardin Suisse) se retrouveront pour une compétition de création de jardins. «Genève aura la particularité d’avoir une équipe qui est issue du système d’apprentissage dual, autrement dit en entreprise en en école, et une autre issue de l’école d’horticulture d’apprentissage à plein temps, «la seule école d’horticulture de Suisse étant dans notre canton», souligne Vincent Compagnon. 

Concrètement, les apprentis en troisième année de CFC d’horticulteur paysagiste «seront amenés à faire des constructions qui lieront des matériaux que nous sommes amenés à travailler dans la profession», complète Emile Galland, membre du comité d’organisation. 

Seuls des matériaux naturels seront utilisés. L’entier du bois employé est donné par l’association Forêt Genève. «La dynamique de groupes est très importante, car ce sont des métiers d’équipe. C’est une aventure humaine et de formation pour ces jeunes», ajoute Emile Galland. 

«Faire connaître nos métiers»

Ces concours représentent un grand intérêt dans le parcours des jeunes, car ils mettent en jeu des compétences qu’ils doivent acquérir durant leur formation. Fédérant l’ensemble des métiers du paysage, l’événement vise également à les mettre en avant. Il s’adresse aux jeunes curieux en quête d’orientation et plus largement à toute la population. «Nous voulons faire connaître notre métier, qui est plus complexe que ce que l’on peut penser. Le paysagiste, on lui livre un bâtiment et il doit savoir tout faire autour», affirme Emile Galland. 

A terme, les deux meilleures équipes romandes iront défier la crème des jeunes jardiniers suisses lors des SwissSkills, qualificatifs pour les joutes européennes puis mondiales. 

Vincent Compagnon conclut avec enthousiasme: «Horticulteur, c’est l’un des métiers où on peut se mettre à son compte. Avec des moyens relativement limités, il est possible de commencer une activité qui peut être amenée à grandir. On a des collègues qui ont commencé tout seul avec une tondeuse et qui maintenant sont chefs d’entreprise.»

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