Joseph Menu, un bâtisseur au service de la profession

Joseph Menu a joué un rôle déterminant dans la création de l'association JardinSuisse-Genève.
Joseph Menu a joué un rôle déterminant dans la création de l'association JardinSuisse-Genève.
Flavia Giovannelli
Publié mercredi 01 juillet 2026
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#Hommage Fondateur d'une entreprise devenue une référence et acteur clé de JardinSuisse-Genève, Joseph Menu laisse l'image d'un bâtisseur profondément engagé au service de sa profession.

Figure marquante du paysage horticole genevois, Joseph Menu s'est éteint, laissant derrière lui l'empreinte d'un homme de conviction. En 1974, il fondait à Plan-les-Ouates une entreprise qui allait devenir, en un demi-siècle, une référence incontournable de l'aménagement et de l'entretien des espaces verts dans le canton.

Homme d'engagement, il a joué un rôle déterminant dans la création de ce qui est devenu JardinSuisse-Genève, œuvrant sans relâche à la structuration et à la reconnaissance des métiers de la branche. Fidèle à son héritage, son entreprise incarne aujourd'hui cette vision globale du métier. Réunissant architectes paysagistes, techniciens, jardiniers et artisans maçons, elle accompagne chaque projet, de la conception à sa réalisation, puis à son entretien. Forte de plus de quarante collaborateurs, elle demeure une entreprise familiale profondément attachée à la formation des apprentis et à son ancrage local.

Vincent Compagnon, président de JardinSuisse-Genève, salue la mémoire d'un homme qui n'hésitait jamais à «pousser des coups de gueule» pour défendre la profession. Il se souvient d'un leader capable de fédérer des intérêts parfois divergents, toujours tourné vers les défis de la durabilité et la défense de conditions de travail équitables dans un contexte économique exigeant.

Au-delà du chef d'entreprise, c'est aussi l'homme de conviction que salue Giovanna Lembo, présidente du Tribunal des Prud'hommes:  «Un grand Monsieur nous a quittés». Après avoir siégé à ses côtés durant plusieurs décennies, d'abord comme juge assesseur puis comme juge titulaire, elle souligne son profond sens de la justice. «Il était animé par un souci permanent d'équité, alliant bienveillance et générosité. Travailler à ses côtés fut un véritable privilège.»

Si, ces dernières années, la maladie l'avait éloigné des instances associatives, Joseph Menu continuait d'accompagner sa fille dans la gestion de l'entreprise, avec une fierté manifeste. Aujourd'hui, cette transmission se poursuit, portée par les valeurs qu'il a toujours défendues: l'excellence dans la formation, la promotion des circuits courts et un engagement sincère en faveur de la réduction de l'empreinte environnementale.

«Avec mon père, nous avions une relation très forte, fondée sur un profond respect mutuel et une belle complicité, se souvient Marie-Jeanne Febvay-Menu. Entre le travail et les vacances en famille, nous passions énormément de temps ensemble. Même si nous n'étions pas toujours d'accord et que certains jours étaient plus faciles que d'autres, nous ne nous sommes jamais fâchés en treize années de collaboration. Mon père était aussi un sportif et un homme d'action, mais avant tout un mari, un père et un grand-père très présent. Il était d'une grande générosité et se montrait toujours disponible pour aider les autres.» Elle regrette aujourd'hui que, malgré sa combativité, la maladie ait finalement eu raison de lui.

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