Fragile comme du béton 4/4

Utiliser aussi peu de béton que possible et autant que nécessaire.
Utiliser aussi peu de béton que possible et autant que nécessaire.
Pierre Cormon
Publié jeudi 26 mars 2026
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Le béton a un mauvais bilan environnemental. Sa fabrication engendre des émissions massives de CO2 – environ 8% des émissions mondiales sont attribuées aux cimenteries. Les granulats qu'il contient constituent une ressource naturelle non renouvelable. Leur extraction suscite de fréquentes oppositions du voisinage. Dans certains pays, elle cause de sérieux dégâts environnementaux.

Quelques pistes pour minimiser les impacts:

  • «La priorité doit être de tout mettre en œuvre pour prolonger au maximum la durée de vie des ouvrages existants», souligne Malena Bastien Masse. «Cela permet de limiter l'impact carbone lié à la construction.» Le CFUP, par sa solidité, peut y contribuer.
  • Utiliser des ciments bas carbone, maintenant proposés par plusieurs fabricants de béton. Ils permettent de réduire les émissions de 20% à 40%, selon les cas, par rapport à un ciment normal;
  • utiliser des granulats recyclés, lorsque les exigences liées au matériau le permettent;
  • minimiser la quantité de béton employée dans un ouvrage, en calculant au mieux les quantités nécessaires au regard de la fonction et des normes. Il faut, en utiliser aussi peu que possible, et autant que nécessaire;
  • penser à l'évolution du bâti. «Les parties les plus exposées des ouvrages d'art sont aujourd’hui conçues pour être plus facilement démontées et remplacées», remarque Denis Clément.
«En revanche, les réseaux techniques des bâtiments sont fréquemment noyés dans les dalles en béton, alors qu’ils atteindront leur obsolescence approximativement au tiers de la durée de vie de la structure. Leur remplacement, rarement anticipé, nécessitera des travaux lourds et impliquera de casser le béton.» C'est non seulement mauvais du point de vue environnemental, mais à terme, bien plus cher.
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