Yann Delplancq
Psychopraticien, préparateur mental de dirigeant
Publié jeudi 24 septembre 2026
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Vous n’avez pas vraiment peur d’échouer. Vous avez peur de ce que vous allez penser de vous si vous échouez. Cette phrase résume ce que j’observe. Lorsqu’un projet s’effondre, qu’un client s’en va ou qu’une décision produit l’inverse du résultat attendu, la blessure ne reste pas professionnelle. Elle devient personnelle.
Le cerveau ne dit plus: «J’ai pris une mauvaise décision.» Il murmure: «Je ne suis peut-être pas à la hauteur.» C’est là que l’échec devient dangereux. Non pas à cause de ce qu’il coûte, mais de ce qu’il réveille : la peur de décevoir, le doute sur sa légitimité, le sentiment d’avoir trompé ceux qui nous font confiance. Le dirigeant rumine. Il rejoue les événements, s’accuse et doute davantage. Il croit analyser la situation, alors qu’il est parfois en train de se condamner.
Il faut distinguer ce que vous avez fait de ce que vous êtes. Une décision peut être mauvaise sans faire de vous un mauvais dirigeant. Un revers peut révéler un angle mort sans définir votre valeur. La performance mentale ne consiste pas à rester positif quoi qu’il arrive. Elle consiste à regarder l’échec en face, à en extraire une information utile, puis à reprendre le pouvoir sur la suite.
Posez-vous trois questions: que s’est-il passé? Qu’est-ce qui dépendait de moi? Que vais-je faire différemment maintenant? L’échec ne dit pas qui vous êtes. Il révèle simplement ce que votre prochaine décision devra intégrer.
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