Opinions

Allons danser sous les ponts

Géraldine Savary Directrice du Club Suisse de la presse Publié mercredi 30 septembre 2026

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Dans le flot des mauvaises nouvelles que charrie l’actualité, voici deux annonces qui résonnent comme une douce musique en ce début d’automne. L’organisation International Sustainability Standards Board (ISSB) s’installe à Genève et, bonne nouvelle dans la bonne nouvelle, la finance durable n’est pas morte. Mieux, elle se réunit et débat dans le cadre de l’événement Building Bridges, du 6 au 8 octobre.

A sa conférence de presse que le Club suisse de la presse a accueillie, la fondation Building Bridges a rappelé, dans un contexte économique et géopolitique brutal, à quel point il est indispensable de lier durabilité et marchés financiers. Les réflexions évoluent, la gestion des risques se réoriente, mais alors que l’époque actuelle privilégie dans le même élan protectionnisme et dérégulation, le déploiement d’un langage comptable international unique à destination des entreprises, des Etats et des investisseurs semble se poursuivre avec succès. Emmanuel Faber, président de ISSB, l’a confirmé dans les médias: il fait état des attentes de l’économie pour des standards de reporting sur la durabilité des entreprises, y compris dans des pays hostiles aux réglementations (suivez mon regard de l’autre côté de l’Océan). Quel impact le changement climatique a-t-il sur la solvabilité d’une dette souveraine? El Nino va-t-il terrasser l’économie sud-américaine? Quelle résilience avons-nous face aux crises? Et ma caisse de pension, subit-elle un impact dû à la déforestation?

Toutes ces questions, l’ISSB a choisi de les poser à Genève. Parce qu’on y trouve moult organisations internationales, des acteurs publics et privés ouverts au dialogue et à l’innovation. Le multilatéralisme ne compte pas pour des prunes quand il s’agit d’offrir au monde une langue commune.