Alpina fait évoluer son discours en mettant davantage en avant les questions de durabilité.
Flavia Giovannelli
Publié lundi 02 février 2026
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#Durabilité
Une marque genevoise sort un modèle sportif dont la batterie se charge à la lumière du jour ou artificielle. Avec un avantage écologique évident.
Active dans le segment des montres outdoor, où se conjuguent savoir-faire horloger et rapport qualité-prix, Alpina fait évoluer son discours en mettant davantage en avant les questions de durabilité.
Fondée en 1883, la marque genevoise a connu un premier tournant en 2002 lorsqu’elle a été intégrée au groupe Frédérique Constant, qui l’a redynamisée tout en s’appuyant sur son héritage et ses codes historiques. Un second changement d’envergure intervient en 2016, avec le rachat du groupe Frédérique Constant par le japonais Citizen Holdings. Les deux marques conservent alors des identités distinctes, chacune avec ses collections, ses stratégies et ses équipes, tout en bénéficiant d’un nouvel environnement industriel.
Autonomie jusqu’à dix mois
Cet hiver, Alpina franchit une étape supplémentaire avec le lancement de sa première montre à recharge solaire, l’Alpiner Extreme Solarmetre. Pensé pour les activités de plein air, ce modèle vise à s’affranchir de certaines contraintes liées aux mouvements à pile traditionnels. L’approche s’inscrit dans la continuité de l’ADN de la marque: fiabilité, lisibilité et esprit d’exploration. L’autonomie annoncée peut atteindre jusqu’à dix mois, un atout appréciable pour une utilisation en conditions exigeantes, loin des prises électriques et des opérations de maintenance fréquentes.
Recharge hyper rapide
Concrètement, quelques secondes d’exposition à la lumière naturelle ou artificielle suffisent à remettre la montre en fonctionnement. Une minute d’exposition permet ensuite d’assurer une journée complète d’autonomie. Pour les périodes de stockage prolongées, l’autonomie peut atteindre quatre ans lorsque la couronne est tirée. La technologie repose sur des cellules photovoltaïques intégrées sous le cadran, spécialement développées pour fonctionner avec un rendement amélioré. Ce choix technique permet de préserver une esthétique proche des autres modèles de la collection, sans laisser apparaître les éléments énergétiques. Le dispositif reste ainsi invisible, au service d’un design fidèle à l’identité de la maison.
Si la montre solaire n’est pas une nouveauté à l’échelle mondiale, elle demeure relativement rare dans l’horlogerie suisse. Popularisée dès les années 1970 par des fabricants japonais comme Citizen, cette technologie s’est développée dans le contexte de la crise du quartz et des premières réflexions sur la consommation énergétique. Aujourd’hui encore, Citizen reste le principal acteur du secteur, avec plusieurs millions de montres solaires vendues chaque année.
Près de cinquante ans plus tard, le retour de cette technologie trouve un écho particulier dans les préoccupations environnementales actuelles. En limitant le remplacement régulier de piles jetables, la montre solaire réduit la production de déchets chimiques et le recours à certains composants polluants. Son fonctionnement repose sur une énergie renouvelable - la lumière - et sa grande autonomie contribue à prolonger la durée de vie du produit, dans une logique de durabilité plutôt que de renouvellement fréquent.
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