Economie et politique

Les Genevois en train de dépasser le complexe de l’Escalade

Le complexe de l’Escalade est enfin en voie d’être dépassé
Le complexe de l’Escalade est enfin en voie d’être dépassé Rama – Wikimedia Commons
Pierre Cormon Publié mardi 27 juin 9020

Lien copié

Les succès du Léman Express ou du tram 17 ont rendu la coopération transfrontalière plus concrète pour les Genevois

Pas de doute, l’image du Grand Genève a évolué. Les débuts de la coopération transfrontalière ont été laborieux. Les bonnes intentions étaient nombreuses, les réalisations concrètes beaucoup moins. Les premiers succès ont eu un impact limité sur la vie quotidienne des Genevois, comme la revitalisation des cours d’eau. Elles ont cependant montré la voie.
Une nouvelle impulsion a été donnée il y a une quinzaine d’années. Une appellation plus conviviale a été donnée à l’agglomération: «Le Grand Genève» a remplacé l’indigeste «agglomération franco-valdo-genevoise». Des projets d’agglomération ont été lancés, avec des objectifs concrets.
Les Genevois se sont initialement sentis peu concernés. En témoigne leur refus de financer des projets de P+R en France voisine, en 2014, alors que s’agissait en substance que la France offre de terrains pour que le canton règle ses problèmes de mobilité.

Réalisations concrètes

Puis des réalisations concrètes ont vu le jour, comme le tram transfrontalier entre Genève et Annemasse ou le Léman Express. De lointaine et abstraite, la coopération transfrontalière est devenue palpable.
Cette évolution a sans doute beaucoup contribué à ce que la majorité des Genevois accepte le crédit de 39,5 millions de francs destinés à cofinancer des infrastructures de mobilité en France voisine, avec una majorité confortable. Le complexe de l’Escalade est enfin en passe d’être dépassé : Genève n’est pas entourée de territoires hostiles mais de partenaires avec lesquels nous construisons notre avenir.